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Droit de réponse
La Croix, 24 avril 1989, page 9 |
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À PROPOS DES CAMPAGNES CONTRE LES EMISSIONS DE TÉLÉVISION DROIT DE REPONSE À la suite de la publication dans notre numéro du 22 avril de l'article intitulé « A propos des campagnes contre les émissions de télévision. Attention au piège des sectes », nous avons reçu la lettre suivante de Luc Berrou, président de l'Association Avenir de la culture, que nous publions en vertu du « droit de réponse » : Engagée dans une vaste campagne d'opinion contre la dégradation morale de la télévision, l'association « Avenir de la culture » proteste contre la présentation architendancieuse de son action donnée dans les colonnes de LA CROIX l’Événement de samedi dernier (article signé Y. de G.-B.). La distorsion apparaît dès le titre de l'article : il ne s'agit pas d'une campagne « contre les émissions de télévision », mais d'une action contre l'immoralité à la télévision. C'est bien différent. Peu après, nous relevons cette expression étrange : « Même si certaines émissions provoquent l'émotion dans les familles ». C'est tout ce que M. de G.-B. trouve à dire sur le niveau moral de la télévision. S'il ne s'agissait que d'émotion, si ces émissions n'étaient pas en grave contradiction avec la morale chrétienne, nous n'aurions pas envoyé plus de 2000000 de lettres dans toute la France pour encourager les familles à réagir. Et nous n'aurions pas recueilli l'adhésion de 110000 foyers à notre message de protestation. Et encore moins celle de 2503 prêtres, ni de 2019 religieux et religieuses, avec de nombreuses adhésions qui valent pour toute une communauté! La suite de l'article est une reformulation confuse d'une note émanant du secrétariat général de l'épiscopat, à propos des associations « Avenir de la culture et « Tradition Famille Propriété (TFP) ». Confuse parce qu'à aucun moment, on ne sait au juste si les rocambolesques affirmations de M. de G.-B. sont directement tirées de cette note ou si le journaliste les a arrangées à sa manière. En les confrontant avec le texte d'origine, on voit que M. de G.-B. « en rajoute », notamment sur ce point central : l'accusation de « secte », qui sert de titre et de conclusion à l'article de LA CROIX l'Événement ne figure pas dans la note du secrétariat de l’épiscopat. Aux spécialistes des mouvements « antisecte », il n'a pas été possible jusqu'à présent d'établir une définition précise des mots « secte » et « sectaire ». Un emploi imprécis et flottant les a complètement dévalués. Ce n'est aujourd'hui qu'une injure creuse, au contenu purement émotif, qui constitue une arme médiatique commode pour diffamer les groupes auxquels on voue de l'antipathie. Certains ultraprogressistes en viennent à dire que « l'Eglise de France est en danger de devenir une secte » (P. J.-F. Six, Le Monde, 28 décembre 1988). La façon dont l'article présente le but et les méthodes de recrutement de ces associations est un morceau extravagant de détraction-fiction. Accuser la TFP, ou « Avenir de la culture », de vouloir « refaire et remplacer l'Eglise » est une énormité monstrueuse, avancée sans la moindre preuve. Et le reste est de la même veine. Ce que l'article ne dit pas, c'est que la mise en garde de ce bureau de la Conférence épiscopale se fonde exclusivement sur une note de l'ADFI [Association pour la défense de la famille et de l’individu], datant de février 1987. Or, on ne voit pas en quoi l'ADFI aurait une étoffe suffisante pour faire ainsi autorité auprès des fidèles. Il faut également souligner que les tortueuses « informations » fournies par l'ADFI ne font que répéter un rapport-pamphlet anonyme diffusé il y a dix ans dans quelques milieux traditionalistes. Il est bon de savoir que ce rapport a été réfuté à l'époque par la TFP dans une publication intitulée : « Imbroglio Détraction Délire – remarques sur un rapport concernant les TFP ». Réfutation restée sans réplique. |
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