Pour les radios françaises
Octobre 1992
Plinio
Corrêa de Oliveira
Sans doute, il existe de nos jours un puissant courant d'opinion qui tend
vers l'unification des grands blocs de Nations. Si on arrive à examiner de
façon exacte les raisons sur lesquelles se base ce courant d'opinion, on
parviendra à une conséquence extrême, mais inévitable: les mêmes raisons qui
poussent les groupes de peuples à se ranger dans un seul bloc national, ou supra-national, pousseront un jour ou l'autre tous ces
peuples à former une seule nation internationale, une seule nation mondiale.
Nous serons donc arrivés à l'abolition de toutes les patries et de toutes
les nations, ce qui me semble absolument anti-naturel et indésirable.
Voilà la raison pour laquelle je m'oppose à des groupements du type de
Maastricht pour la France, pour les pays d'Europe, comme je m'oppose aussi à un
groupe analogue qu'on essaye d'établir en Amérique du Sud, en comprenant le
Brésil, le Paraguay, l'Argentine.
Ce bloc, qui se formera possiblement dans notre continent, parviendra à
devenir un bloc Sud-américain. Il existe déjà une sorte de bloc Nord-Américain,
formé par le Mexique, par les Etats-Unis et par le Canada. Ceci devra aboutir
forcément à la formation d'un seul bloc Américain.
Si vous transformez chaque continent en un bloc, vous arriverez dans peu de
temps à la formation du Gouvernement mondial.
Je saisis l'occasion de cette petite exposition, pour remercier le public
tellement sympathique de cette radio, pour l'audience qu'elle a bien voulu
m'accorder.